Vous êtes ici : Accueil > Reportages > L’Art africain et ses couleurs à Rabat.
Le contenu de Dimabladna vous satisfait :




Inscrivez-vous à la newsletter pour être tenu au courant de l'actualité de la fondation


Un e-mail de confirmation
vous sera envoyé pour valider votre inscription

AddThis Social Bookmark Button
Envoyer par emailImprimerCréer un PDF
31 mar
2017
 

L’Art africain et ses couleurs à Rabat.

Par : Wafa Abyad
Avec « L'Afrique en capitale », Rabat se met aux couleurs du continent pendant un mois. Un mois d'expositions, de projections et de concerts, et ce jusqu’au 28 avril. Cette fête commence avec l’exposition d’œuvres africaines contemporaines au Musée Mohammed VI d’Art Modernes.

Dès l’entrée du Musée, le ton est donné, avec des sculptures représentant des guerriers de tribus africaines accueillant les visiteurs. Sur le flanc gauche de l’entrée principale, se trouve une fresque gigantesque aux couleurs vives du continent africain dessiné par une petite fille. Tout un symbole donc, qui montre bien que le musée a changé son thème pour recevoir les artistes du continent et leurs œuvres. C’est aussi toute la ville qui se met aux couleurs de l’Afrique, avec des conférences, des concerts et des expositions dans plusieurs lieux. Ce sont, en effet, dix-huit espaces de la capitale qui accueillent 36 activités représentant 32 pays du continent avec, pour clôturer cette fête artistique, un match de gala entre une sélection africaine et une européenne. Cependant, c’est le Musée Mohammed VI d’Art Modernes qui recèle le plus grand nombre d’œuvres artistiques. L’Exposition «  Afrique en Capitale » est visible au musée jusqu’au 28 avril. Un mois donc pour venir découvrir la richesse de l’Art africain et la créativité sans limites de ses artistes.

ExpositionAfrique-01

Un art réaliste

L’exposition «  Afrique en Capitale » est un voyage à travers tout le continent. Du Nord au Sud, les œuvres exposées sont toutes des créations originales sortant de l’imaginaire fertile et colorés des artistes. Les couleurs des toiles sont vives, et les photographies poignantes. Elles racontent une Afrique inconnue. Les artistes ont choisi de présenter des toiles non seulement belles mais aussi portant un message fort, celui d’un continent doté d’une culture riche, d’une grande diversité ethnique et de traditions millénaire. Ces oeuvres rappellent que l’Afrique est certes le berceau du monde mais qu’elle continue à être victime de guerres, de pauvreté et de famine.

 

Pour commencer la visite de l’exposition « Afrique en capitale », la première étape est l’hommage dédié aux artistes qui nous ont tragiquement quittés ces derniers temps. Une salle a été aménagée avec quelques œuvres des artistes marocains Othmane Dilami et Leila Alaoui, ainsi que celle du photographe malien Malik Sidibé. Après cette halte, direction le premier étage du musée où sont exposées la majorité des œuvres. Les tableaux sont colorés à souhait. On est pris sur le champ par leur chaleur et leur gaieté tant les couleurs sont vives. Ces œuvres sont de l’artiste Chéri Chérin qui côtoie les portraits originaux de Chéri Samba qu’on pourrait croire sortis d’un remake africain d’Alice aux pays des meilleurs. On trouve également les abstraits de l’artiste nigérian Bruce Onobrakpeya et de l'Ivoirien Aboudia. On a de la peine à quitter ce festival de couleurs tant l’ambiance est joyeuse avec les œuvres de femmes africaines et les portrait d’enfants aux sourires immenses.

ExpositionAfrique-02

 

ExpositionAfrique-03
La curiosité prend cependant le dessus et pousse à aller voir ce qui se passe dans le sous-sol du musée où sont habituellement exposées les créations des jeunes artistes. Pour cette fois-ci, on y trouve les tableaux peints sur des planches en bois de l’artiste congolo-français Kouka Ntadi, et les photographies du Tunisien Wahib Chehata, installé au Mali. C’est une autre ambiance, plus sérieuse, plus grave que celle laissée au premier étage. Les œuvres des deux artistes sont poignantes, pleines d’émotion, et bouleversantes de réalisme. Chacune raconte l’histoire d’un continent qui a eu à subir les ravages de l’esclavage, des guerres civiles, des conflits ethniques, et de la pauvreté. On réalise qu’au final, c’est grâce à ces couleurs vivantes, à la richesse de sa culture et de son histoire que le continent africain continue à vivre et survivre malgré les scarifications laissées par le temps. La dernière étape est une note d’espoir et ce malgré la sombre vision qu’elle nous reflète, car elle nous renvoie à notre réalité, cette réalité que l’on espère voir changer.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir