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« L’enfant cheikh », la nouvelle œuvre d’Hamid Benani.

Par : Wafa Abyad
Après de longues années de préparation, le réalisateur Hamid Benani sort son dernier film « L’enfant cheikh ». Le long-métrage qui relate une période cruciale de l’histoire du Maroc est en salle depuis le 7 septembre. Tourné dans le Haut Atlas, le film offre au public des images pittoresques du royaume.

«  L’enfant cheikh », le film tant attendu par les cinéphiles est enfin en salle dans tout le pays. Hamid Benani a longtemps travaillé sur ce projet colossal. Entre recherche historique et écriture du scénario, le film aura pris presque une décennie avant de voir le jour. Le résultat vaut ces longues années de travail. Entre fiction et réalité, «  L’enfant cheikh » est une fenêtre ouverte sur une partie sombre de l’histoire du Maroc. Sans tomber dans les clichés des longues épopées, le film raconte avec originalité une page de l’histoire marocaine. Le réalisateur a voulu revenir sur la période héroïque de la résistance des différentes régions du pays contre le protectorat français. Il a choisi la lutte des Aït-Atta, dans le Bou-Gafer du Saghro, contre la pénétration de l’armée française en 1932-1933. Le film conte la résistance qui, sous le commandement de Assou Baslam, « se regroupe et organise son ultime défense au sommet du Bou-Gafer, inexpugnable forteresse naturelle contre laquelle viennent s’échouer les vagues d’assauts conduites par le capitaine Balmorel (alias Bournazel). »

Hamid Benani a bénéficié d’un fonds d’aide de 5.500.000 DH. Il a choisi de tourner son film dans le désert et dans les montagnes du Haut Atlas. Il a fait appel à une pléiade de comédiens de talent, notamment Mohamed Majd, Mohamed Bestaoui, Driss Roukhe, Sana Mouziane, Mohamed Rizqui et Mohamed Lotfi.

« Wechma » l’œuvre d’une carrière

Né le 5 novembre 1942, Hamid Bennani est l'une des figures emblématiques du cinéma marocain. Son premier long métrage, «Wechma», réalisé en 1970 a connu un grand succès au Maroc et dans divers festivals internationaux.   Malgré la notoriété du cinéaste, ce film n’avait pourtant bénéficié que d'une courte sortie commerciale à Casablanca. Il a fallu attendre les années 80 pour qu’il soit projeté dans la salle d'art et d'essai «7e Art» à Rabat.

Hamid Bennani a démarré sa carrière d’art à un jeune âge. Il a toujours baigné dans le milieu audiovisuel et cinématographique. C’est en effet, en 1958, qu’il vit sa première expérience avec le monde artistique grâce à un stage en art dramatique et atelier de création et d'écriture organisé par le ministère de la Jeunesse et des Sports. Cette expérience va le pousser à entamer des études de cinéma à l'Institut des Hautes Etudes Cinématographiques (IDHEC), dont il est lauréat en 1967, section «Réalisation, production et régie». En 1968, tout fraichement diplômé, il intègre la Radiodiffusion Télévision marocaine où il assure la fonction de chef de service des relations extérieures. Deux plus tard, il démissionne de la RTM et fonde, en 1970, la société de production « Sigma 3 » en collaboration avec trois grands maestros du cinéma marocain, Ahmed Bouanani, Mohamed Abderahman Tazi et Mohamed Sekkat. La même année, Sigma 3 produisit son premier long métrage «Wechma». Hamid Benani a aussi réalisé d’autres long-métrages dont «La prière de l’absent», «Assarab», «L’automne des rêves», «L’invitée», «Le petit bonheur» et «La lumière est dans mon cœur». Sa dernière œuvre est celle de « l’enfant Cheikh », un film où l’on retrouve tout le talent de ce grand réalisateur marocain.

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