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Les Anciens abattoirs de Casablanca se dotent d’une aire de jeux.

Par : Communiqué de presse
Les anciens abattoirs de Casablanca, transformés en Fabrique culturelle et investis par tout ce que la métropole compte d’artistes et de créateurs ont été dotés d’une aire de jeux créée par les étudiants de la Rietveld Academie d’Amsterdam. Un bac à sable archéologique, une forêt d’ombre, un dôme à facettes, des bouées pour se balancer, des filets de pêches à escalader, une tour où on peut se cacher, des bouteilles Sidi Ali 5L recyclées en montures animales, l’imagination néerlandaise déborde, pour le plus grand bonheur des enfants du quartier

Sur invitation de la Fabrique Culturelle des Abattoirs, le designLAB de la Rietveld Academie d'Amsterdam a élu domicile à Casablanca, ces dernières semaines. Les vingt et un étudiants en design sont venus étudier la question d'une aire de jeux pour jeunes enfants au sein des Abattoirs. Un cahier de charge aux enjeux importants pour la ville de Casablanca car qui dit jeu dit famille, échange, apprentissage et, surtout, imaginaire : des notions essentielles pour le développement de quartiers tel Hay Mohammadi, un quartier dont le tissu social reste fragile en raison de manque d'infrastructures et de mesures sociales adéquates.

Design néerlandais et savoir-faire marocain.

Partant du principe de base « l'enfant bouge, pas l'objet », formulé par l'architecte néerlandais, Aldo van Eyck, les créations des étudiants invitent à l'aventure, la découverte, l'imagination, ou encore la détente. Cathelijne Montens et Krijn Christiaansen, designers spécialisés dans l'espace urbain et professeurs à la Rietveld Academie, ont guidé les étudiants tout au long de leurs démarches, pavées d'obstacles mais aussi de surprises inédites. « La main d'œuvre et l'artisanat au Maroc sont des qualités et des sources de savoir-faire auxquelles nous n'avons plus accès aux Pays-Bas. Avec ce projet, nous avons voulu explorer le potentiel de ce savoir-faire. Durant une première visite itinérante en février dernier, nous avons documenté différentes façons que les ouvriers ont de travailler sur place. Les étudiants ont développé leurs premières idées avec ces matériaux et ces techniques locales en tête. Ils ont, également, étudié les idées qui ont donné forme aux 840 terrains de jeux que Aldo van Eyck a conçu pour la ville d'Amsterdam entre 1950 et 1980. Dans la vision de Van Eyck, chaque élément de jeu a une qualité autonome et doit, en même temps, pouvoir être reproduit en série. Nous avons repris ce principe, car nous espérons que les prototypes issus de nos recherches inviteront à être reproduits dans les quartiers des alentours.»

Jouer, c'est faire bouger les choses.

Cette première phase de recherche a eu lieu à Amsterdam, afin que les trois semaines de travail au Maroc puissent être utilisées pour adapter, puis réaliser, les idées en partenariat avec les artisans et contractants locaux.

Située sur la place au bout de la Rue Principale des Abattoirs, l'aire de jeux est ponctuée de différents éléments en matériaux largement disponibles tel le béton coulé, les poutres utilisées dans les constructions d'immeubles, ou encore des filets noués à la main par un marin du port. Ces éléments sont reliés par une trame qui s'inscrit dans le tracé du pavé de briques, classé patrimoine culturel du site des Abattoirs. Cette intervention pose la question de la conservation d'un patrimoine culturel : comment actualiser un patrimoine pour qu'il continue à parler aux nouvelles générations, sans néanmoins détruire ses caractéristiques originales ? Peut-on imaginer un patrimoine comme un ensemble de principes ayant la possibilité de se renouveler, plutôt qu'une forme figée, courant le risque de devenir révolue?

Un bac à sable archéologique, une forêt d'ombre, un dôme à facettes, des bouées pour se balancer, des filets de pêches à escalader, une tour où on peut se cacher, des bouteilles Sidi Ali 5L recyclées en montures animales : les étudiants de la Rietveld Academie ne manquent pas d'imagination. L'énergie et la persévérance de tous ceux qui ont été impliqués dans ce projet est palpable sur place. L'aire de jeux est un îlot peuplé de rêves, d'envies, et de rires – espérons qu'ils se révèlent contagieux.

Crédits

Étudiants : Andreas Ahlqvist, Cecilia Valentine, Jette Borger, Mark Wiechman, Eleni Katsali, Joost Luub, Lilly Lam, Karlien van Leeuwen, Amanda van Sloten, Jesse Howard, Lena Hendlmeijer, Merel Slootheer, Mariëlle Lens, Alexander Spiliopoulos, Jurrijn Huffenreuter, Tom Tjon-a-loi, Noëlle Ingeveldt, Jolan van der Wiel, Josha Roymans

www.rietveldacademie.nl/nl/designlab

Réalisation: Khadija Kabbaj, association Extramuros

Intervenants et professeurs : Cathelijne Montens, Krijn Christiaansen, Bas van Beek, Anke Weiss, Sophie Krier, David van der Veldt. Phase préparatoire aux Pays-Bas: Cynthia Hathaway, Lena Shafir, Michiel Meurs, Francis Strauven, Erik Wong.

Un grand merci à Abderrahim Kassou, Aadel Essaadani, Aicha Elbeloui, Empreinte d'architectes, Bertrand Houin, Afrique études, Lamjid Rourak, CTCE, Rachid, Tarik, et les gardiens de l'abattoir. Avec la nouvelle aire de jeux, le réseau d'artisans, d'ouvriers et d'amis établi au cours du projet ICI, Casa Ville Inventive a pu se renouveler, une preuve que la continuité est essentielle pour ce genre d'efforts.

Partenaires : designLAB / Gerrit Rietveld Academie, La Ville d'Amsterdam, la Fabrique Culturelle des Abattoires, Casamemoire.

Photos: Krijn Christiaansen & Cathelijne Montens

Infos presse : Khadija Kabbaj, khkkabbaj@gmail.com

www.extramuros.org

Tél : 0661100162

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